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14.05.2008
Suppressions de postes dans l’Education nationale
Conformément à l’objectif de réduction globale de l’emploi public, la loi de finances pour 2008 prévoit le non-renouvellement de 11 200 postes dans l’Education nationale. Il est faux de prétendre, comme le font les élus de l’opposition et les différents syndicats du monde éducatif, que ces suppressions d’emploi se traduiront par une dégradation de la qualité du service public :
— L’évolution des emplois tient compte des évolutions de la démographie scolaire. Dans le second degré, où 8 800 emplois ne seront pas renouvelés, le système éducatif a perdu 145 000 élèves au cours des trois dernières années et en perdra 40 000 de plus à la rentrée prochaine. A l’inverse, ce sont près de 800 emplois qui seront créés dans le premier degré dont la démographie reprend. Demander le maintien des emplois sans tenir compte de cette réalité démographique est aussi absurde que si l’on demandait l’an prochain aux cantines scolaires de préparer 40 000 repas de plus par jour que ceux qui seront effectivement consommés !
— L’évolution des emplois tient compte de notre capacité à mieux mobiliser l’emploi existant. L’an prochain, l’équivalent de 5 000 emplois sur les 8 800 emplois supprimés dans le second degré seront compensés par les heures supplémentaires qu’effectueront les enseignants volontaires. Pour les élèves concernés, cela ne changera rien : personne ne songe à demander à son professeur si l’heure de cours est une heure statutaire ou une heure supplémentaire !
— L’évolution des emplois tient aussi compte de l’inefficacité désormais avérée de la logique exclusive d’augmentation continue des moyens. Dans le premier degré, qui a perdu 200 000 élèves au cours des 20 dernières années, nous avons recruté 12 000 enseignants supplémentaires sur la même période. Et pourtant les résultats scolaires des élèves n’ont cessé de régresser dans toutes les enquêtes nationales et les évaluations internationales :
— -Selon l’enquête internationale PIRLS, qui compare les résultats en lecture des élèves de CM1, la France est devancée par tous les Etats européens de taille comparable, à l’exception de l’Espagne.
— -Lorsqu’on demande aux écoliers de 2007 de refaire la même dictée que celle qui avait été proposée aux écoliers de 1987, ils font deux fois plus de fautes que leurs prédecesseurs : 50% font plus de 15 fautes pour une dictée de 85 mots. Plus d’un écolier sur deux ne sait pas écrire l’adverbe « certainement » sans faute d’orthographe.
Dans un pays comme la France où le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en 20 ans, où la dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés, il est faux et malhonnête de dire que l’école souffre d’un manque de moyens et ce, d’autant plus que les économies réalisées permettent d’offrir de nouveaux services aux élèves et aux enseignants : accompagnement éducatif après les cours de deux heures par jour ; stages gratuits pendant les vacances scolaires pour les élèves en difficulté des classes de CM1 et de CM2 ; réaffectation des heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de soutien personnalisé aux élèves en difficulté, injection d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat lié aux heures supplémentaires pour les enseignants.
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Commentaires
Merci de ces précisions, ''plus de moyens'' n'indique pas un meilleur résultats. Notre budget de l'éducation est l'un des plus élevés d'Europe et le niveau de nos élèves n'est vraiment pas à la hauteur...
Ecrit par : Frédéric | 16.05.2008
Tout à fait d'accord avec toi John. Finis les réformes quantitatives, place au qualitatif !
Ecrit par : Jean-Pierre Heranval | 16.05.2008
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