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26.04.2008

Qui veut faire grève avec nous ?

425993671.jpg"Qui veut faire grève avec nous ?", telle est la sympathique proposition que nous a lancé avant-hier matin une lycéenne en débarquant dans notre amphi avec quelques camarades qui n'étaient visiblement pas doués de la parole mais se limitaient à pousser des hurlements primaires... Sans prendre la peine de se présenter ni de demander au professeur si elle pouvait interrompre son cours. Passons sur l'absurdité du concept de grève lycéenne, comme chacun sait les lycéens (comme les étudiants) ne produisent rien mais au contraire coûtent à la collectivité, n'ont pas de contrat de travail avec leurs lycées, et n'ont bien sur pas le droit de grève.
Qui veut faire la grève avec nous ? Oui, voyez vous les parisiens sont en vacances donc il faut bien que le prétendu mouvement lycéen continue en provinces, là où justement les vacances viennent de se terminer, car à Paris la mobilisation c'est plus le moment. Faire grève et manifester sur les heures de cours, ok, c'est sympa et ça permet d'échapper au boulot en s'amusant un peu avec les copains... mais on va quand même pas râter les vacances avec papa et maman, les revendications et la lutte attendront la rentrée... "Reposez vous bien et soyez prêt pour reprendre la mobilisation à la rentrée" voilà en gros le message que l'on peut trouver sur les sites des principales organisations lycéennes, voilà toute la profondeur et l'engagement du mouvement lycéen.
Si au moins ils savaient pourquoi ils manifestent. Oh bien sur les leaders, les responsables de l'UNL ou de la FIDL, qui ont déjà l'esprit d'un vieux syndicaliste conservateur, encadrés par leurs grands frères de l'UNEF (eux-mêmes cousins du PS), quand ce n'est pas SUD ou la LCR, savent eux pourquoi ils se mobilisent, pourquoi ils manipulent leurs amis, au risque de leur faire rater leurs examens ou leurs dossiers pour l'inscription dans le supérieur, pour nuire au gouvernement, pour servir leur idéologie. Pour empêcher un président démocratiquement élu d'appliquer le programme pour lequel on l'a choisi.
Mais les autres, les 99% pourcents restant, ceux qui hurlent des slogans a peu près aussi recherché que les paroles d'une chanson de Christophe Maé (oui ok là je suis vraiment trop méchant) en brandissant des pancartes où s'étalent leur bêtise ? Tout simplement parce qu'on leur a dit qu'il y avait une manif et que quand on a 15 ou 16 ans c'est toujours plus marrant que d'aller passer son après-midi sur des équations ou les textes de Diderot... Et quand ils se rendront compte qu'ils n'ont contribué qu'à accélérer un peu plus leur chute vers la médiocrité il sera trop tard. Evidemment certains s'en sortiront très bien, les leaders, les rares qui savent à peu près réciter les phrases qu'on leur a fait apprendre, ceux là vous les retrouverez plus tard, parmi les responsables de l'UNEF, du PS, du PC... Pour eux c'est avant tout à ça que ça sert le mouvement lycéen : lancer leur carrière.

Commentaires

"Passons sur l'absurdité du concept de grève lycéenne, comme chacun sait les lycéens (comme les étudiants) ne produisent rien mais au contraire coûtent à la collectivité, n'ont pas de contrat de travail avec leurs lycées, et n'ont bien sur pas le droit de grève."

Tout d'abord, avant d'être réglementé par le code du travail pour chaque travailleur, le droit de grêve est proclamé par la déclaration des droits de l'homme de 1792, et s'applique à chaque citoyen. Tu as tendance à oublier qu'avant d'être des êtres faits pour produire, nous sommes avant tout des citoyens ...
De plus, la charte de Grenoble de 1947 entérine le droit de grêve étudiante.
Enfin, sur le terme de grêve, le mot français « grève » tire son nom de la place de Grève à Paris.
Cette place, située en bord de Seine devant l’hôtel de ville, était un des principaux points d’accostage des bateaux. Les hommes sans emploi y trouvaient une embauche facile pour les chargements et déchargements.
Aussi, la première grève relatée a eu lieu en Égypte en l’an 29 du règne de Ramsès III (soit au milieu du XIIe siècle av. J.-C.), à Deir el-Médineh. Tu vois donc que le concept de grêve a existé avant le terme, et le terme avant d'exister dans la loi, et c'est comme cela pour toute chose : Les phénomènes de société influencent toujours la loi, et pas toujours l'inverse ... Il y a aussi d'autres types de grêves, que ce soit la grève perlée (un ralentissement volontaire de l’activité), la grêve de la faim, la grêve avec occupation, etc, qui ne rentrent pas dans la définition que tu as donné, mais qui existent tout de même !
Bien à toi,
Vivian Petit. Sud-Etudiant

Ecrit par : Vivian | 26.04.2008

Aussi, le fait qu'un étudiant ou un lycéen ne produise rien n'est absolument pas un argument.
Au dela de toutes des conceptions philosophiques qui te contrediraient, je ne te répondrai qu'avec un seul exemple : Certains fonctionnaires (policiers, pompiers, etc) ne produisent rien et ne génèrent aucune richesse, mais ont une activité qui sert le bien commun selon la conception en vigueur dans notre république, et c'est une activité qu'ils peuvent arrêter en se mettant en grêve, même si la réglementation à propos de leur grêve et que l'attitude adoptée ne sont pas la même ... Il ne faut pas donc pas produire quelque chose pour avoir le droit de grêve, ni le droit d'être reconnu, ce que certains courants ont tendance à oublier ...

Ecrit par : Vivian | 26.04.2008

ahh !! les doux rêves du métier d'Union Busters......
Métier encore trop méconnu au Havre. Mais c'est le bon moment pour s'entrainer avec les plus jeunes, je vous l'accorde.

Ecrit par : chr!s | 26.04.2008

Les étudiants et lycéens n'ont pas le droit de grève, ce serait absurde et crétin, voilà les faits.
Quand je dis qu'ils ne produisent rien ce n'est pas le plus important, ce qu'il faut retenir c'est surtout qu'ils coûtent à la collectivité, et qu'au lieu de geindre, sans savoir même pourquoi, ils devraient se rendre compte de la chance qu'ils ont et bosser pour leur avenir.
Je connais fort bien les différentes formes de grève, c'était mon programme de droit social l'an précédent. La grève de la faim est une bonne proposition pour nos petits braillards de la cause lycéenne, mais ils n'en auront jamais ni le courage ni la volonté, ils savent bien que le prétexte bidon pour lequel ils emmerdent leurs camarades n'en vaut pas la peine...

Ecrit par : John VILLION | 27.04.2008

"qu'ils coûtent à la collectivité, et qu'au lieu de geindre, sans savoir même pourquoi, ils devraient se rendre compte de la chance qu'ils ont et bosser pour leur avenir."

tu penses pareil des malades qui coutent à la collectivité et qui osent manifester contre les franchises médicales ? si ce n'est pas le cas, l'argument de couter à la collectivité ne tient pas.
et quand je te cite une loi qui donne le droit de grêve aux étudiants et le concept philosophique qu'il y a derrière, dire "ils ne l'ont pas, c'est absurde et crétin" me parrait un peu court.

Ecrit par : Vivian | 27.04.2008

De plus, contrairement à ce que tu dis, le mouvement lycéen n'est pas là pour autre chose que de demander les moyens suffisants et un nombre suffisants de profs pour ne pas avoir des effectifs trop élevés en classe, ce qui montre que s'ils se mobilisent ce n'est pas par ce qu'ils ne veulent pas travailler, loin de là ...

Ecrit par : Vivian | 27.04.2008

Essaye de réfléchir et de revenir avec des arguments ! On ne peut pas comparer les malades avec les lycéens, les lycéens ont la chance de pouvoir faire leur études en très grande partie aux frais de la collectivité, c'est à dire ceux qui travaillent, ils ont une chance rare dans le monde et devraient s'en rendre compte au lieu de se plaindre pour rien. L'argument du manque de moyen, le seul qu'ils sont capables de ressortir à chaque fois ne tient pas, les moyens il y en a, et beaucoup. Et s'ils veulent plus de profs pourquoi ne pas demander à mettre au boulot les enseignants mis à disposition des syndicats qui sont pourtant payés et qui n'enseignent pas ?

Ecrit par : John VILLION | 27.04.2008

très cher john, je suis ravie de voir que tu ne perd pas ta belle langue sifflante de vipère.. sache que le mouvement lycéen n'est pas une farce pour ne pas aller en cours, mais bel et bien une réelle volonté de la part des plus responsables de sauver leur avenir.. comment rester de marbre lorsque l'on vous annonce des reformes soit disant bénéfiques, qui se révèlent alors comme étant nuisibles ( pardon pour ce mot sans doute un peu fort, mais je n'en ai pas d'autre à l'esprit quand je songe à notre très cher et si dévoué gouvernement ) à votre poursuite d'études ? O contraire, soutenons ces jeunes qui se battent pour leur avenir ! combien d'entre nous à 17 ans se demandaient se qu'ils allaient devenir après le lycée ? ces jeunes là le savent !!! Et oui, l'UNEF soutient ces lycéens qui en veulent ! au même titre que SUD j'imagine.. mais sache que nous ne manipulons en aucun cas les lycéens !!! Parce que le mouvenement est né par leur seul volonté de défendre leur droit à un avenir convenable... Et perso, je suis très fière qu'à cet âge ils aient des idéaux.. car, il me faut me l'avouer, je n'en aurait pas fait de même à leur âge.. Et si le mouvement parisiens "s'endors" pendant les vacances scolaires, c'est d'une part parce que trouver un lieu de réunion est difficile, que rassembler des lycéens l'ai encore plus, et surtout qu'ils sont, je pense, exténuer.. mais ce n'est que pour mieux revenir ensuite..
Une derniere chose, je me demande si tu ne confond pas le terme " apolitique" avec le terme "apartisan".. sache que les deux n'ont pas la meme signification.. L'UNEF n'est sans doute pas "apolitique" mais une chose est sur, c'est qu'il est "apartisan" ! L'UNEF ne se revendique d'aucun parti politique , contrairement à L'UNI qui se dit "droite universitaire".. Au fait, pourquoi à l'approche des élections universitaires, vous avez retirer le mot "droite universitaire" de votre nom ? ne serait ce pas pour manipuler.. euh !! oups!!!! "induire en erreur" les étudiants ?? Il est vrai que la Droite n'a pas le vent en poupe en ce moment. Il serait fort dommage que les étudiants sachent que lorsqu'il votrons "UNi" ils cautionneront une politique sarkozienne au sein meme de leur fac...

Ecrit par : celyn | 27.04.2008

La droite n'est pas un parti, l'UNI rassemble des étudiants de droite et du centre. Notre tête de liste au CEVU est connu pour appartenir au Modem, pour ma part je suis à l'UMP, et 70% de nos membres n'appartiennent à aucun parti et c'est leur droit. Nous ne nous cachons pas, nous assumons nos idées. Il est toujours marqué "UNI la droite universitaire" sur nos affiches, autocollants, tracts... difficile de faire croire qu'on le cache.

Ecrit par : John VILLION | 27.04.2008

Le ton que tu emploies est assez lamentable, comme la superficialité avec laquelle tu apportes des solutions aux problèmes.

" Et s'ils veulent plus de profs pourquoi ne pas demander à mettre au boulot les enseignants mis à disposition des syndicats qui sont pourtant payés et qui n'enseignent pas ?"
Soyons sérieux, quand bien même il y aurait un ou deux permanents syndical dans chaque lycée (ce qui n'est pas le cas) cela ne permettrait pas de passer de 35 élèves par classe à 25 (les profs disent depuis des décennies que c'est l'effectif maximum pour enseigner dans une atmosphère saine, et les statistiques sur la réussie le prouvent)
De plus, au dela du fait que ça ne tient pas matériellement du à l'ampleur du manque de profs et au faible nombre de profs qui sont payés pour être syndicalistes, il serait évidemment très très dangereux de chercher à nuir au syndicalisme de l'éducation, qui défend une certaine idée de l'école et des services publics ...
Tu tournes en rond dans tes arguments, quand tu ne dis pas "c'est un fait" ou "ça n'a rien à voir" quand je pousse ton raisonnement à l'extrème Si tu m'expliques la différence entre vivre sans produire et vivre au frais de la collectivité je veux bien, mais les deux sont liés. si on ne produit pas de richesse (pompiers, police, profs, etc) on coute à la collectivité, pourtant, ce n'est pas un problème. De plus, étudier est une vraie tache et non un sous travail, et le but de toute activité n'est pas de produire, comme les services publics ne doivent pas être rentables ... Il n'y a aucune démarche rhétorique viable dans ce que tu avances, juste des préjugés et des schémas tout faits.
Pour ce qui est du fait que Sarkozy a été élu avec un programme et que donc la grêve n'est pas légitime, sache que le principe de la démocratie n'est d'oppresser personne, et qu'il n'y a donc pas de mal à ce qu'une minorité se fasse entendre, quitte à créer un rapport de force. Si on écrase la minorité, on bascule dans le totalitarisme. CQFD
De plus, la popularité d'une action et d'un programme varient avec le temps, et nos élus n'ont pas de mandat impératif. On peut aussi dire qu'on vote pour une globalité, aussi sur une image, et ce n'est pas pour ça que l'on cautionne toutes les actions d'un gouvernement ou d'un chef d'état (tu n'as qu'à voir les sondages qui montrent que 70% de la population soutient le mouvement lycéen ...)
Autre chose : Je suis évidemment d'accord avec ma camarade de l'UNEF sur la stratégie électorale pitoyable de l'UNI : la désinformation.
Simple exemple : Les élections approchent dans deux jours et vous n'avez fait aucune campagne sur votre programme, avancer aucune idée. Votre seule stratégie : des tracts anonymes où vous utilisez les locaux de l'UNEF et de SUD pour dire que le blocage a couté 11 500€ (en partie à cause des deux référés déposés par l'UNI et votre guide spirituel Gilles Lebreton) et que les frais d'inscription augmenteront probablement à la rentrée prochaine, ce qui est évidemment faux, 11 500€ étant une broutille dans le budget d'une fac, et malhonnête, car tu sais que SUD a une action quotidienne pour défendre l'équité sociale (quand les bourses n'arrivent pas à temps, quand des étudiants ont des problèmes sociaux) et que c'est justement pour cette idée de mixité sociale et de libre accès à la fac que nous nous sommes mobilisés.
Vous avez aussi fait un tract anonyme sur la Cé, quoi qu'on en pense du fond (je regrette aussi que des syndicats n'apparaissent qu'au moment des élections) je trouve ce discours du "tous pourris !" assez ridicule et la stratégie du tract anonyme lamentable.
Bien à toi,
Vivian

Ecrit par : Vivian | 28.04.2008

Nous avons diffusé un tract sur la fac et un autre spécifique sur les IUT, évidemment comme vous nous aurions préféré que l'université tienne ses engagements et envoie les professions de foi, cela ne nous empêchera pas de diffuser nos argumentaires comme vous tous le jour du vote.
Une classe de 35 élèves ne pose aucun problème pour peu que l'ambiance soit bonne et qu'il y ai de la discipline. Il faut du qualitatif pas du quantitatif.
"il serait évidemment très très dangereux de chercher à nuir au syndicalisme de l'éducation", en effet les élèves risqueraient d'avoir cours plus souvent, c'est dangereux !
"le principe de la démocratie n'est d'oppresser personne", tu es donc en train de reconnaître que les blocages sont anti-démocratiques ? Je savais que tu étais d'accord avec moi ! Merci !

Ecrit par : John VILLION | 28.04.2008

Je ne participe pas à votre débat sur la grève, je voulais juste dire une chose. Vivian, tu dis que l'UNI n'a fait aucune campagne sur notre programme. Tu as tort. Nous avons été les premiers à tracter avant les vacances (vous, vous vous y prenez après), nous avons continué à faire connaitre nos idées après les élections du CROUS, par une pétitions, une table devant le local pour que nous fassions connaitre ce programme (ticket resto, parking gratuit, BU ouverte plus longtemps, un bureau des stages plus conséquent, des jobs étudiants élargis et compatibles avec leurs horaires...). Sache que nous avions rencontré un grand intérêt de la part des étudiants.
Quant à savoir si l'UNI est de droite, oui c'est certain, mais moi comme beaucoup de militants UNI, nous militons pour des idées, un état d'esprit et non un clan ou un parti en particulier. Nous aimons militer, et l'UNI est le seul syndicat qui se rapprochait plus de nous.
Bien à vous,

Ecrit par : Hakim | 28.04.2008

Oui comme le dis Hakim l'UNI est de droite, de part son Histoire, ses fondements, ses valeurs, mais on milite avant tout pour des idées et pas pour une idéologie. Proposer des horaires de BU plus large ce n'est pas une idée "de droite", la création du ticket resto étudiant non plus, c'est plutôt du bon sens, l'UNI est avant tout pragmatique, et surtout pas idéologique, quand un étudiant vient à l'UNI je ne lui demande pas s'il a sa carte à l'UMP ou ailleurs, je lui demanderais même plutôt de la garder dans sa poche et de faire ce qu'il veut en dehors de l'université. Il est évident qu'entre Hakim et moi par exemple il y a de profond désaccords en matière de choix politiques nationaux ou internationaux, nous sommes surement opposés sur un grand nombre de points et pourtant nous nous retrouvons tous les deux à l'UNI, parce qu'elle défend des idées concrètes avec pour seul objectif d'améliorer l'université et la vie des étudiants en respectant la liberté de chacun.

Ecrit par : John VILLION | 28.04.2008

Quant à prétendre que l'UNI fasse de la désinformation ce n'est pas nous qui publions d'odieux articles diffamatoires en accusant gratuitement nos adversaires de tenir des propos "fascisant, racistes, xénophobes, homophobes et sexistes" (et tout ça en même temps s'il vous plaît !) quand on en arrive à ce niveau d'attaques aussi graves que blessantes cela démontre bien votre niveau de bêtise...
Ce ne sont pas non plus les militants de l'UNI qui jouent sur les peurs des étudiants pour obtenir leurs votes à tout prix, là c'est plutôt une spécialité de l'UNEF, avec leur discours bien rôdé en faisant croire que les frais d'inscription vont exploser, qu'on va instaurer la sélection etc...

Ecrit par : John VILLION | 28.04.2008

"le principe de la démocratie n'est d'oppresser personne", tu es donc en train de reconnaître que les blocages sont anti-démocratiques ?

La solution du blocage est relativement imparfaite (comme toute solution) mais c'est une des seules qui permet une mobilisation et un contre pouvoir sans empêcher personne de réussir ses études. Qui peut vraiment dire qu'il n'a pas eu son premier semestre à cause du blocage ?

"Une classe de 35 élèves ne pose aucun problème pour peu que l'ambiance soit bonne et qu'il y ai de la discipline. Il faut du qualitatif pas du quantitatif. " Et ça se décrète comment la bonne ambiance ?


Quant à prétendre que l'UNI fasse de la désinformation ce n'est pas nous qui publions d'odieux articles diffamatoires en accusant gratuitement nos adversaires de tenir des propos "fascisant, racistes, xénophobes, homophobes et sexistes"

Propos fascisants : "Les juifs ne sont plus discriminés aujourd'hui. Entre autres parcequ'ils gèrent les média" (Pieter, un midi où il mangeait dans le même lieu que moi et d'autres de mes camarades de SUD)
Propos sexistes : "Je ne suis pas contre l'avortement lorsque la fille a été violée, autrement ça me dérange" (Pieter, dans les mêmes conditions)
Propos racistes : "Tu es tellement jaune que tu ne parles pas le français" (Stéphane-Antoine sur le forum univlehavre)
Propos xénophobes : "Certains bloqueurs méritent qu'on les reconduise à la frontière" (Stéphane-Antoine sur le forum anti blocage)
Propos homophobes : Pieter m'a régulièrement traité de pédé pour me mettre mal à l'aise en public quand il était à cours d'arguments.

Je note aussi que vous ne niez pas que les tracts anonymes viennent de vous, et je suis assez satisfait de t'avoir expliqué sur quoi on se basait pour avoir écrit cet article sur les dérapages de certains militants de l'UNI, car je ne doute pas de ta bonne foi quand tu dis n'avoir pas compris ce qu'on ait dénoncé, même si les propos sont avérés.

Ecrit par : Vivian | 28.04.2008

Sur la démocratie : Le but est aussi que la majorité travaille sous contrôle de la minorité, ce qui justifie le droit de grêve, y compris pour les étudiants ... C'est pourquoi les étudiants bloqueurs ont essayé d'être démocrates au maximum (ce qui justifie le blocage, bien qu'aucune attitude n'est parfaite), nottament en faisant des barrages filtrants pour ques des étudiants qui allaient avoir un stage, qui étaient en licence pro et master pro, ou qui avaient un intervenant extérieur puissent avoir cours ...
Sur votre pétition : Faire une pétition ne me dérange pas, mais le faire pour que le programme de l'UNI soit appliqué après que vous les ayez perdus (loin derrière l'UNEF) je trouve ça en totale contradiction avec les moments où vous dites qu'on n'a pas à faire grêve contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement, sous prétexte que Sarkozy a été élu ...

Ecrit par : Vivian | 28.04.2008

Si tu arrive à prétendre que le blocage n'est pas contraire aux principes fondamentaux de démocratie et de libertés individuelles tu es d'une mauvaise foi exceptionnelle, le blocage se justifie selon toi parce que c'est votre seul moyen... tu te rend compte que tu peu justifier absolument tout et n'importe quoi avec un raisonnement pareil ?
Je peux aussi inventer n'importe quoi et prétendre que untel l'a dit ou non, je ne tomberais pas à votre niveau...
Je ne vois pas où est le problème avec notre pétition, nous ne demandons pas l'application de notre programme puisque nous n'avons pas remporté les élections, mais seulement d'un point précis qui rencontre une véritable adhésion massive de la part des étudiants et qui ne mérite vraiment pas de polémique... l'ensemble des syndicats devraient soutenir cette idée. De plus une pétition, contrairement à une grève ou un blocage ne nuit à personne d'aucune manière que ce soit... si tu n'es pas d'accord tu ne la signe pas on ne te l'imposera pas.

Ecrit par : John VILLION | 28.04.2008

Nuances : Je ne dis pas que le blocage se justifie car c'est le seul moyen de revendiquer, mais parceque c'est le seul moyen de créer un contre pouvoir nécessaire à la démocratie.
De plus, je te fais remarquer qu'on a respecté la démocratie, que ce soit en le faisant voter ou en étant à la rechercher du consensus (on est passé à un blocage filtrant en cours de mouvement pour ne pas pénaliser les étudiants pouvant avoir des problèmes à cause de ce blocage)
Je suis contre le ticket resto étudiant tel que vous l'imaginez car le CROUS a une mission de service public (non rentabilité du coût, équilibre des repas, conditions d'hygiène alimentalire strict, etc) ce qui fait qu'il serait très néfaste pour le RU de le mettre en conccurence avec le privé. Cela dit, si vous pensez que la majorité des étudiants est favorable à cette idée, vous avez évidemment le droit de vouloir le prouver par une pétition. Je notais juste une contradiction entre le fait que tu dis que Sarkozy a une légitimité sur chacun des points car il a été élu pour ça, comme si en votant pour lui on était d'accord sur tout, et que paralèllement à ça tu reconnais qu'on peut se mobiliser au point par point quand bien même un vote global (sur un programme) nous a donné tort. Ca ne me dérange pas que vous vous mobilisiez sur le ticket resto, mais ne sortez plus l'argument de la légitimité ou de la non légitimité selon son score au vote.
Pour ce qui est du dérapage de ceux qui militent dans la même organisation que toi, hormis les propos tenus sur des forums où tu postais aussi, je te laisse les vérifier auprès des dites personnes ...

Ecrit par : Vivian | 28.04.2008

"De plus une pétition, contrairement à une grève ou un blocage ne nuit à personne d'aucune manière que ce soit... si tu n'es pas d'accord tu ne la signe pas on ne te l'imposera pas."

Ah, très cher Johny, si tu savais combien tu nous manque, des fois… Il est amusant de constater que la phrase que je cite ci-dessus est l'exact contraire des positions que vous avez tenues durant le blocage de l'université lorsque Pieter et ses camarades Stéphane-Antoine et toi-même notamment, faisant signer une pétition visant à "traduire les bloqueurs en conseil de discipline". N'y aurait-il pas coercition dans l'esprit de cette pétition ? Mieux, comment faites-vous pour assumer cette contradiction au quotidien ? À vrai dire jusqu'ici Vivian a eu la partie assez facile, et il t'a été impossible de répondre de quelque manière que ce soit parce que face à tes contradictions intrinsèques tu n'as tout bonnement pas de réponse. Je crois que ce qui m'a fait le plus rire c'est quand je t'ai lu dire que tu te bats contre l'idéologie et que tu ne vois pas en quoi défendre les tickets restauration étudiante serait "de droite". Je vais faire court : en faisant cela tes copains qui sont au-dessus de toi dans la hiérarchie de ton association prestataire de services (vous refusez l'appellation syndicat mais vous n'avez pas non-plus de photocopieuse, ce qui est triste) n'ont qu'un but en tête : stimuler la concurrence (comme notre ministre Mme Lagarde) et détruire le service public de la restauration universitaire... N'est-ce pas de l'idéologie que de crier sans arrêt les vertus de la concurrence pure et parfaite comme le font les "grands penseurs" de ton parti comme M. Devedjan ? Allons allons, tu sais très bien qu'en cas d'inflation les seuls tarifs maîtrisés seront ceux du CROUS, et qu'un repas au CROUS sera toujours plus équilibré qu'un kebab…
Sur ce je te renvoie à la béance dans ton Être et à la question suivante, puisque chacune de tes interventions dans la sphère publique montre que tu ne te l'est pas posée : quel est ton rôle dans la cité ?
Amitiés politiques,
Brendan.
PS.: Sache que si tu veux en discuter autrement et par oral tu peux…

Ecrit par : Brendan | 29.04.2008

Je crois cependant que vos méthodes ont été désavouées par les étudiants: vous disposiez de 3 sièges au CA, vous en avez désormais...0! Ne dis pas que c'est la faute de la LRU, l'UNI n'avait qu'un siège et nous avons réussi à le garder...

Ecrit par : Hakim | 29.04.2008

Après une discussion avec Stéphane-Antoine, je décide (avec l'accord de ce dernier) de poster la capture d'écran citant ses propos.

http://sud-etudiant-lehavre.site.voila.fr/Capture1.jpg
http://sud-etudiant-lehavre.site.voila.fr/Capture2.jpg

Stéphane-Antoine dit se borner aux étudiants bloqueurs et ne pas faire de considérations xénophobes ou racistes.
Ce qui rend selon moi ce propos xénophobe est l'idée de renvoyer des personnes "à la frontière" (on ne peut pas renvoyer une personne non étrangère), ou de considérer que certaines personnes ne méritent pas d'être françaises.

Ecrit par : Vivian | 29.04.2008

Après avoir vu les captures d'écran je ne vois pas en quoi les propos de S-A seraient xénophobes, il s'agit là d'une interprétation très subjective de certaines personnes qui ne voient que ce qu'elles ont envie de voir.
Je connais Stéphane Antoine et je sais qu'il n'est pas ce que certains voudraient faire croire, il est bien plus tolérant que certaines personnes qui ne cesse de déclamer de beaux discours sur le respect et la tolérance mais vivent dans un sectarisme radical et une fermeture d'esprit désolante.
Merci donc de ne plus évoquer ici cette affaire, ce blog n'a pas vocation à servir aux réglements de comptes personnels.

Ecrit par : John VILLION | 29.04.2008

On en est arrivé là en parlant d'un tract de SUD, et j'ai ensuite expliqué ce sur quoi on s'appuyait. Maintenant que j'ai montré les propos en expliquant notre interprétation (et pas seulement la mienne, ni seulement celle de SUD, puisque le comité de grêve avait à l'époque réagi), et que chacun peut se faire la sienne, l'idée nous accusant de diffamation n'a plus lieu d'être. L'affaire est close.

Ecrit par : Vivian | 29.04.2008

Ce sont surtout tes graves accusation qui n'ont plus lieu d'être au vu des éléments fournis. Tu aurais au moins pu t'excuser, c'est la moindre des choses. Je ferme les commentaires ici.

Ecrit par : John VILLION | 30.04.2008

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