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15.04.2008
Malgré la présence massive d’enseignants, la mobilisation plafonne
Peut-on encore parler de manifestation lycéenne ? En effet, pour la 6ème journée de mobilisation, les syndicats lycéens ont reçu le renfort des syndicats de personnels et des partis politiques de gauche. Dans le cortège, les professeurs de lycées, de collèges et des écoles représentaient près de la moitié des manifestants. Même en première ligne, les lycéens avaient bien du mal à trouver une place entre les drapeaux et camions du SNES, de la CGT, de FO de Sud éducation et ceux du PCF, des JCR, du MJS, de la LCR et des anarchistes de la CNT.
Malgré la présence massive d’enseignants, la mobilisation plafonne autour de 18 à 20 000 manifestants. Après avoir tenté de mener leur combat corporatiste par procuration en mettant les syndicats lycéens en avant, les centrales syndicales enseignantes ont pris le relais. Désormais, l’instrumentalisation du mouvement lycéens par les syndicats de personnels ne fait plus de doute.
Par ailleurs, l’UNI-Lycée condamne les violences et les dégradations qui se sont déroulés durant cette manifestation. Des incidents ont eu lieu dès le début du cortège ; des groupes de casseurs ont ainsi brisé des vitrines et multiplié les provocations vis-à-vis des forces de l’ordre.
L’UNI-Lycée appelle les lycéens à ne pas se laisser manipuler par des syndicats qui ne défendent que leurs intérêts corporatistes. Une réforme du lycée est nécessaire pour mieux préparer les lycéens à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur et pour favoriser leur réussite. C’est ce combat pour la qualité que l’on doit mener et pas celui, rétrograde, du « toujours plus de moyens ».
L’UNI-Lycée appelle enfin les proviseurs à la plus grande fermeté pour faire lever tous les blocages de lycées qui risquent d’handicaper les lycéens qui doivent remettre dans les prochains jours leurs dossiers de pré inscription dans certaines filières du supérieur.
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